Simard, Matthieu - Ça sent la coupe

 Stanké, 272 pages

Appréciation: 9,5/10
Lu: 7 mai 2008

Résumé:
C’est jamais très très winner quand tu parles à ta blonde sans la regarder parce qu’il y a du hockey à la télé. Ou quand tu réponds «oui oui, ça doit» sans savoir ce qu’elle t’a demandé parce qu’il reste une minute à faire dans le match.

Je ne suis jamais très très winner, dans ce cas-là.
Le hockey, c’est un beau décor pour mon histoire. L’histoire de ma blonde et moi, l’histoire de ma gang de chums, à travers nos soirées à regarder les matchs des Canadiens sur une grosse télé.
Quatre-vingt-treize chapitres, un par match. Des défaites, des victoires, sur la glace comme sur mon sofa. Plein de niaiseries, évidemment. Quand ça sent la coupe, on a du fun dans mon salon. Mais ça ne dure jamais vraiment longtemps. Maudite vie. Maudit Lightning de Tampa Bay.

Mon opinion:
Ok, d’emblée, ce livre traîne sur ma tablette Ikea du salon depuis le printemps dernier. Oui oui. Disons qu’après mon expérience très décevante avec Échec amoureux et autres niaiseries j’avais vraiment mais vraiment pas envie de recommencer à lire du Matthieu Simard (même avec ses 2 “t”).
Et là, fièvre du hockey qui se calme tranquillement, deuil qui se fait non sans douleur, désir de prolonger “ma” saison un peu, je me dis: tiens, pourquoi pas lire un livre de gars, qui parle de hockey!?!
Merde. C’est tordant, y’a juste pas d’autres mots! Les dialogues sont vifs, vrais, naïfs, desfois crus et trop réalistes, j’adore!! Pourquoi j’avais autant détesté son premier livre, alors que là j’en redemanderais encore et encore?! Dans le métro, je souriais durant les 10 stations que j’ai à faire. Dans mon cours, cet après-midi, incapable de me concentrer sur ce que le prof disait: je dévorais Ça sent la coupe! Je me cachais dans mes cheveux pour pas trop m’esclaffer de rire… ahh. Il me reste environ 10 pages à lire, mais j’étire le plaisir. Ce livre, ce n’est pas qu’une comédie, j’en conviens. Y’a des couples, des déchirures, des célibataires… Mais c’est une excellente idée, la saison de la Ste-Flanelle en trame de fond pour un roman où, finalement, c’est Matthieu qui semble aider tout le monde à s’en sortir alors que lui, qui s’en occupe ?
Vraiment, je vous le recommande, c’est à lire, une vraie thérapie, je vous dis! Je vous laisse sur quelques savoureux passages… encore meilleurs mis en contexte!
Ah, et Joanie, ne manquent que Kostitsyn et Price, pour que je donne 10/10 à ce livre!! ahah :P Maudite saison 2003-2004..

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Meunier, Stéfani - Ce n’est pas une façon de dire adieu

Boréal Compact, 192 pages

Appréciation: 8/10
Lu:
5-6 mai 2008

Résumé:
Sean est musicien. Il aime cette vie d’errance entre Montréal, sa ville natale, et les innombrables bleds où il doit jouer. Quand il est de passage à New York, il vit chez son ami Ralf, qui a un appartement à Brooklyn et un chien qui s’appelle Lennon. Les seules attaches qui donnent à Sean le sentiment d’être chez lui quelque part. Pendant que Sean est en tournée, Ralf fait la connaissance d’Héloïse. C’est le bonheur, tout de suite, un voyage en Bretagne, des soupers où se conjuguent amour et amitié. Et, tout à coup, le précaire équilibre ne tient plus.

Mon opinion:
Si je demeure en surface (ce qu’il m’arrive fréquemment de faire, parce que j’aime lire juste pour me détendre!) j’ai beaucoup aimé cette histoire écrite à trois voix. On entend Sean, Ralf et Héloïse le temps d’un chapitre par personnage, en alternance. C’est prévisible. Ben oui c’est prévisible… ça révolutionne pas le genre, ça me fait penser un peu à tous ces romans types “road trip” à la recherche de soi-même. Mais sans road-trip! hehe
Seul hic qui m’a vraiment dérangé (en restant un peu moins à la surface) c’est l’ambiance qui est dépeinte (ou pas dépeinte plutôt) des années 60-70. Au début, on sent que l’auteur trouve important de nous situer, Vietnam, Beatles, let’s go. Après, ça devient intemporel, on pourrait se croire dans un roman de Guillaume Vigneault, en plein début de XXIe siècle (hormis quelques allusions aux Beatles et aux vieilles voitures) et ce sans problème. J’ai trouvé ce relâchement un peu décevant. J’aurais aimé être imprégnée de cette époque, avoir l’impression de la vivre. Et là l’auteure a échoué… mais bon c’était peut-être pas son but! (J’espère!)
Sinon, beau roman, ça coule doucement, c’est beau par moments, c’est triste aussi, mais c’est vrai et j’adore ça! On sent que ça vient du coeur, et ça fait du bien!

Extraits:
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Banville, Valérie - Nues

La Courte Échelle, 136 pages

Appréciation: 7/10 

Lu: 2 avril 2008

Résumé:
À la mort de leur mère, deux soeurs emménagent ensemble. Tout les sépare, si ce n’est leur physionomie de quasi jumelles et la solidarité qui les aide à porter le poids d’une enfance sinistre entre une mère alcoolique et des beaux-pères de passage.
Étudiante en médecine, Anne-Marie met son intégrité en péril afin de secourir sa soeur Véronique qui est sous l’emprise de Gérald, son souteneur psychopathe. Ainsi, Anne-Marie redevient ce qu’elle ne voulait plus être : une danseuse nue. Une fois prise dans l’engrenage, elle oscillera entre la lucidité et le détachement. À l’intérieur d’une nuit hallucinée, plongée dans l’arène du Red Light, elle sera poussée à bout, jusqu’à ce qu’elle atteigne le point de non-retour.

Mon opinion:
Court roman, petite histoire racontée de façon intéressante, mais rien qui révolutionne le genre. Valérie Banville écrit bien, mais ça reste assez froid. C’est parsemé de quelques clichés (ou peut-être que j’suis juste tannée d’entendre parler de famille québécoise pauvres, prolétariat pur et dur, bref.) mais ça se lit très bien. Cette histoire, ça se passe sur une dizaine d’heures, peut-être une journée ou deux, sans plus. C’est sûrement aussi pour ça que ça se lit rapidement… tout s’y passe rapidement.

Certaines choses sont difficiles à croire et les personnages demeurent très fictifs, on se prend d’affection pour personne…
La fin m’a laissée pantoise. Est-ce qu’il y a quelque chose qui m’a échappée ?

De retour…

Après une petite période d’absence délinquante (hm!) me revoici avec 3 critiques. Tout d’abord les 2e et 3e tomes de Millénium. Quelle saga. Ouf! Je ne serai pas très originale, mais wow j’ai adoré! J’avais aussi emprunté un roman à la Grande Bibliothèque: Les solitudes additionnées dont je viens de terminer la lecture, durant l’entracte du match Canadien-Flyers de jeudi soir. Pas trop mal, mais pas de quoi s’épancher outre-mesure.
Hier après-midi, au grand soleil, petite virée chez Archambault. Je me suis procuré le dernier Guillaume Musso ainsi que le dernier Harlan Coben. Dans le 1er cas, ok c’est mon plaisir coupable. Depuis Sauve-moi et Seras-tu là? je ne peux m’empêcher de lire tout ce qu’écrit Musso. Par contre son dernier livre m’avait laissé de marbre, j’espère qu’ici il saura me toucher un peu plus! De plus, je me dis que ses livres sont parfaits l’été, sur une chaise longue, au soleil avec un cocktail! ;)
Quant à Coben, c’est rarement (hm jamais) décevant, alors je commencerai à le lire dans les jours qui suivent!

Demain demain demain, le solde de livres des Bibliothèques de Montréal! Attention j’arrive! en 2006 (j’ai raté celle de 2007) j’avais acheté 20 livres pour…. 20$ ! Wou, j’ai hâte!

Vous verrez prochainement les critiques de ces bouquins, puisqu’ils sont empruntés à la Grande Bibliothèque, et que je dois les retourner d’ici peu: Gloriole à vendre, prix révisé de Rachel Laverdure, Un petit bruit sec de Myriam Beaudoin (celle à qui l’on doit le merveilleux Hadassa), À perte de vue de Amanda E. Ward, Puisque rien ne dure de Laurence Tardieu, Nues de Valérie Banville et Morts virtuelles  de Catherine Doré. Je lis aussi périodiquement quelques chroniques dans Avard Chronique, un jour je posterai un petit billet à ce sujet. Et Qui a raison de Pratte et Facal s’ajoutera aussi d’ici peu.

À bientôt!

Chatelain, Gaël - Les solitudes additionnées

Michel Lafon, 261 pages

Appréciation: 7,5/10

Lu: 24 avril 2008

Résumé:
Isabelle, médecin célibataire de trente-trois ans, mène une vie tranquille, un peu désabusée. Chaque matin, elle prend le métro pour se rendre à son travail. Elle aime y observer les autres usagers, souvent les mêmes à la même heure : le gros moustachu, la rousse paumée, le cadre accroché à son Palm Pilot. Si proches dans la rame, si différents, si seuls… Un jour, le cadre qu’elle croyait guindé se lève et interpelle les passagers pour les alerter sur le sort de Gérard, un SDF qui depuis deux ans emprunte la même ligne qu’eux. Enfin un être humain, chaleureux, qui casse la monotonie ordinaire ! Isabelle ose l’aborder… Cela pourrait être une belle histoire d’amour. Mais l’ultramoderne solitude provoque parfois des dérives inattendues…

Mon opinion:
Ça sort d’où, ce livre? D’une critique que j’avais lue sur Amazon.fr et qui m’avait donné envie de trouver à tout prix ce livre. Finalement ? Verdict? Bof… moyen! Je m’attendais à mieux, on comparait à Gavalda, à Lévy même, pour la sensibilité. C’était bien, mais parfois un peu long. L’histoire coupée en deux ( on part avec Isabelle, pour finir avec le récit d’un autre personnage) et Isabelle qui ne revient jamais ensuite, j’ai trouvé ça courageux, peut-être un peu risqué! C’est aussi plutôt prévisible. J’avoue par contre que côté écriture, c’est vrai qu’on oublie parfois qu’un homme a écrit cela. Je veux pas sembler clichée, mais c’est doux, plein de vérité. Voir la vie de couple -et la vie tout court!- d’un point de vue masculin (mais pas avec un humour décapant  comme Dompierre et compagnie) ça fait du bien. Ça replace les valeurs, ça remet les choses en perspective.
Dans mon cas, je dois dire que je me suis pas mal identifiée au personnage masculin. Surtout lorsqu’il philosophe un peu sur le couple, sur la famille, sur le but de tout ça. Ça donne à réfléchir, je vous dis!
Ça traîne en longueurs parfois, mais ça se lit rapidement, c’est écrit assez aéré et les chapitres sont pas très longs.

Un bon moment de lecture, au bout du compte. À emprunter en bibliothèque !